Compréhension orale de l’anglais

Bonjour Fabien,

Ce qui me pose encore beau­coup de pro­blèmes c’est ma com­pré­hen­sion orale de l’anglais. Pourtant j’adore imi­ter les gens et je pense avoir une bonne oreille mais je bloque sou­vent dans ma com­pré­hen­sion orale.

Merci

Pierre

Bonsoir Pierre!

J’aime beau­coup l’idée “d’imiter les gens” parce que, en fait, c’est ce qui fait la dif­fé­rence entre un BON accent anglais et un mau­vais accent anglais.

Ceci dit, pour cela, il faut aussi bien écouter…

…ce qui nous pose la ques­tion de : par où com­men­cer pour écou­ter de l’anglais??

Ce que je recom­mande vrai­ment, ce sont les séries télé­vi­sées anglo­phones, en par­ti­cu­lier les sit­coms. Pour apprendre l’anglais, c’est idéal pour de nom­breuses raisons.

Je ne peux rien te recom­man­der de meilleur… A part peut-être les livres audio, une fois que l’on s’est mis et habi­tué aux séries en VO.

Si cela semble dif­fi­cile à digé­rer comme “chal­lenge” il y a, bien sûr, mon bou­quin, mais aussi : les cours de pho­né­tique (sorte de palette de l’imitateur ques­tion langues). (Il y aussi des cours de pho­né­tique dans mon bou­quin, j’y peux rien!).

Pour répondre à ta ques­tion, connaître les sons anglais aide à se déblo­quer car on sait alors quoi recher­cher dans ses écoutes… jusqu’à ce que cela devienne un automatisme.

Il y a aussi, bien sûr, les livres audio en anglais… Une inven­tion mer­veilleuse et encore mécon­nue (mais j’y tra­vaille…). C’est un niveau au-dessus, par rap­port à la sit­com, mais ten­ter de bai­gner dedans peut faire fran­chir un cap, pro­vo­quer un déblo­cage. (Si ce n’est pas le cas, il ne faut pas se décou­ra­ger : juste se concen­trer sur les sit­coms + pho­né­tiques + ren­contres puis remettre cela plus tard).

J’espère avoir pu t’aider et te sou­haite bonne conti­nua­tion,
Fabien

Séjour linguistique pour apprendre l’anglais

Bonjour Fabien,

Comme je vous l’avez dit, je suis actuel­le­ment en Angleterre, chez l’habitant,  depuis 9 jours. Je me suis bien habi­tuée à l’accent et je regarde tous les soirs la télé­vi­sion anglaise avec les sous-titrages anglais pour m’aider. Le sou­cis c’est que je n’arrive pas à apprendre très très vite … A part quelques phrases ou mots, je ne sais rien dire d’autre ! J’aimerai sim­ple­ment savoir quels conseils pouvez-vous me don­ner ? J’adore votre news­let­ter car vos réponses sont clair, pré­cises, tou­jours munies d’exemples et ça m’aide bien ! =)

Merci, par avance, de votre réponse.

Cordialement,
Julie

Bonjour Julie!

Désolé pour le temps de réponse, j’espère que tu es tou­jours chez l’habitant!

Pour ce qui est de la vitesse d’apprentissage, il y a tel­le­ment de fac­teurs qui rentrent en jeu que c’est dif­fi­cile de répondre… Le mieux, à mon avis, c’est de sim­ple­ment dis­cer­ner les divers fac­teurs qui rentrent en jeu dans la “capa­cité à s’adapter” :

L’expérience de la langue anglaise dans son ensemble et du “sens”.

Par exemple, peut-être que l’on connaît énor­mé­ment de voca­bu­laire et que, en contact avec des anglo­phones, on a juste besoin de faire le rap­pro­che­ment entre un mot déjà connu et la pro­non­cia­tion par la per­sonne que l’on a en face. L’oral, alors, c’est juste de faire de nou­veaux liens entre le son et le sens.

Si on a pas encore tant d’expérience que cela de la langue anglaise, il fau­dra alors davan­tage tra­vailler *le sens* des mots, dans ce que l’on apprend, et pas juste l’oral. C’est peut-être plus de tra­vail mais ce n’est pas un han­di­cap parce que : une langue est avant tout orale! Qui plus est, cela pré­sente l’avantage de ne pas avoir de mau­vaises habi­tudes de pro­non­cia­tion à perdre.

Etre à l’aise avec l’anglais oral de manière très générale.

En dehors de toute consi­dé­ra­tion d’accent, on a besoin d’être habi­tué aux sons anglais qui n’existent pas en fran­çais, afin de savoir les recon­naître, c’est-à-dire les inter­pré­ter, les “déco­der”. Ce que cela veut dire, concrè­te­ment, c’est qu’il est bon d’être déjà habi­tué à AU MOINS UN accent anglais. Apprendre l’anglais, c’est d’abord apprendre un accent anglais, quel qu’il soit… puis en apprendre, s’habituer, à davan­tage d’accents.

La dif­fé­rence entre accents régio­naux et accents individuels.

On ne parle pas tous une langue de la même manière. Et ce, même au sein d’une même région. Il faut donc s’adapter à deux choses.

L’accent DE LA REGION… Cela vient au bout de quelques jours… On arrive à dis­tin­guer com­ment, dans cette région, les sons “tirent” plus ou moins dans tel ou tel sens par rap­port à ce à quoi on était habitué.

L’accent DE LA PERSONNE… On ne parle pas tous de la même manière… Ce qui fait que deux voi­sins peuvent très bien avoir des manières de par­ler dif­fé­rentes, que ce soit au niveau du débit, du rythme, des into­na­tions… Bien gérer un accent, c’est savoir pas­ser d’une per­sonne à l’autre facilement.

§

A mon avis, *le meilleur moyen de pro­gres­ser* sur ces divers axes lorsqu’on est à l’étranger est de dis­cu­ter un moment avec la même per­sonne. Aller boire un verre avec quelqu’un et s’habituer à son accent sous tous ses aspects… Et ne pas hési­ter à lui en par­ler. Discuter des accents avec un Britannique est un sujet de dis­cus­sion récur­rent et pas­sion­nant. Puis faire la même chose avec d’autres per­sonnes… Tant et si bien que, à la longue, on est de moins en moins sur­pris par des nou­veau­tés et de plus en plus à l’aise.

A titre d’exemple, autant mon expé­rience avec les Américains et les Australiens est excel­lente, autant, par­fois, je peux être sur­pris par des accents bri­tan­niques. Ce qu’il y a de ras­su­rant là-dedans, c’est d’entendre des Américains dire que, de toute manière, ils ne com­prennent bien sou­vent pas les Britanniques!… (Rires.)

En un sens, en tant que per­sonnes appre­nant l’anglais comme une seconde langue, on a la pos­si­bi­lité d’être plus à l’aise avec les divers accents qu’une per­sonne Américaine/Australienne/Britannique, qui risque de ne pas vou­loir s’écarter de son propre accent et risque de consi­dé­rer que le véri­table accent anglais c’est *son* accent. (Comme les Français de France risquent de consi­dé­rer que les Québécois ont un accent et les Québécois que ce sont les Français de France qui ont un accent.) Evidemment, per­sonne n’a rai­son :) Il faut juste prendre l’ensemble comme de la richesse et l’occasion de décou­vrir de nou­velles choses. (Se dire “La nou­veauté, le chan­ge­ment, c’est génial!”)

Si tu trouves que tu ne sais vrai­ment pas dire suf­fi­sam­ment de choses actuel­le­ment, n’hésite pas à te trou­ver un “phrase book”. (Un livre rem­pli d’expressions dans les deux langues.) C’est un peu de la triche… mais il vaut mieux avoir des anti-sèches et pro­fi­ter de son séjour que de se mor­fondre de ne pas encore être bilingue! (Cela vien­dra… Question de temps et d’immersion uniquement.)

Une oppor­tu­nité que tu as si tu connais encore peu de choses… C’est de les manier et de les PRONONCER par­fai­te­ment… Tu risques d’avoir mal à la tête au début (per­son­nel­le­ment, j’ai trouvé que de tra­vailler l’oral, au sens de *s’approprier* la com­pré­hen­sion et la pro­non­cia­tion, c’était assez “intense” men­ta­le­ment — on a pas l’habitude de tra­vailler) mais c’est pas­sion­nant… Dis-toi aussi qu’une grosse par­tie de ce tra­vail se fait de manière incons­ciente, en tâche de fond si je puis dire… On arrive pas à déco­der ce qu’une per­sonne dit au début puis à force de res­ter concen­tré des­sus et d’échanger… Quelques jours plus tard, on recon­naît ce que dit la per­sonne beau­coup plus facilement.

Dis-moi ce que cela donne!

J’espère que cela t’aide et te dis à bien­tôt, Fabien

P.S. : n’hésite pas à te tour­ner vers mon livre pour des conseils sur les accents, la prononciation/phonétique, les inter­ac­tions avec les Anglais, des moyens de se faire des amis à l’étranger sur place et une foule d’aides supplémentaires!

Comprendre l’oral en anglais

Bonjour,

C’est le son qui est mon prin­ci­pal pro­blème : v.g Je lis un livre ou un jour­nal en anglais et je com­prends assez bien. Mais un autre me le lirait ou je le lirais à un autre et ça ne va plus. On me dis qu’,il y des logi­ciels qui per­mettent de lire à haute voix ce qu’on leur pré­sente, avez-vous quelque chose à me sug­gé­rer. Merci d’avance.

Maurice C

Bonjour Maurice,

Vous avez rai­son, le son c’est essen­tiel dans une langue. On a trop pris la mau­vaise habi­tude, pour apprendre l’anglais, de tra­vailler l’écrit avant l’oral… Ce qui n’a aucun sens pour une langue, par défi­ni­tion, *vivante*.

Les trois prin­ci­paux fac­teurs de pro­gres­sion à l’oral, sont :

1– Regarder des séries TV en anglais sans les sous-titres (de pré­fé­rence une sitcom).

2– Apprendre les prin­cipes de la pho­né­tique, notam­ment connaître les sons *stric­te­ment* anglais.

3– Passer le cap de l’oral de manière défi­ni­tive grâce aux livres audio.

Je vous réfère à mon livre pour les prin­cipes et les détails de la pra­tique. Avec de bons conseils, ces trois exer­cices, qui peuvent sem­bler dif­fi­ciles, deviennent acces­sibles, avec pour objec­tif évident de les rendre habi­tuelles puis simples. Apprendre l’anglais avec ces trois tech­niques peut rapi­de­ment deve­nir très efficace.

Pour lire du texte à voix haute en ligne, je vous sug­gère ce logi­ciel gra­tuit, Open-Mary :

http://mary.dfki.de:59125/

Bonne récep­tion et bons pro­grès en anglais!
Fabien

Podcasts en anglais, livres audio en anglais et lire en anglais

Bonjour,

Mon pro­blème c’est que quand j’ouvre un pod­cast en anglais ou un livre audio je n’y com­prends rien car c’est trop rapide. Les films sont sous-titrés donc inex­ploi­tables. De plus je n’aime pas les séries en fran­çais alors en anglais????????? Je suis pour­tant trés moti­vée mais com­ment faire pour com­prendre alors que la lec­ture çà marche plu­tôt bien, j’ai acheté des livres bilingues de contes et c’est assez rare que je consulte la tra­duc­tion sauf quand je ne suis pas sure d’avoir bien com­pris. Donc après avoir lu votre livre je ne sais pas com­ment m’y prendre pour com­prendre l’anglais lu ce qui serait indis­pen­sable pour pou­voir le parler.

Merci de vos conseils.

Christine.

Bonjour Christine,

Les pod­casts en anglais…

C’est un peu comme les livres audio sauf qu’il est plus fré­quent que la qua­lité d’enregistrement soit de niveau ama­teur : pas un pro­fes­sion­nel de la dic­tion et pas le meilleur son. C’est néan­moins une excel­lente pra­tique, peut-être juste un peu plus com­pli­quée que les livres audio purs et durs pour commencer.

Si tu en es à essayer des pod­casts, dis-moi si je me trompe, mais j’en conclus que tu as déjà un cer­tain niveau de voca­bu­laire, prin­ci­pa­le­ment acquis à l’école.

Partant d’une telle base, l’exercice “audio” consiste à remettre un “son” cor­rect sur des mots que tu connais déjà.

Première pré­cau­tion à prendre :

1) Assure-toi de bien connaître le voca­bu­laire dont il est ques­tion dans le pod­cast. Tu as dû prendre un sujet auquel tu es atta­chée, il s’agit donc de ras­sem­bler le voca­bu­laire que tu connais en la matière et d’en écou­ter la pro­non­cia­tion sur un site tel que http://www.Answers.com — quitte à te remettre en cause sur des choses simples, assure-toi que ta connais­sance orale de ce voca­bu­laire est impeccable.

Seconde pré­cau­tion :

2) Sache y aller len­te­ment. Ce n’est pas tant une ques­tion de temps que d’étapes. Sache décom­po­ser les phrases une à une. Ne te laisse par empor­tée par le flot des paroles mais, plu­tôt, contrôle TOI-même le rythme. Le meilleur endroit pour écou­ter un livre audio au début n’est pas sur un bala­deur. Le meilleur endroit pour se mettre à l’audio, c’est face à son PC, dans son logi­ciel mul­ti­mé­dia pré­féré (les meilleurs seront ceux qui ont une fonc­tion “retour rapide de 5 secondes”). C’est-à-dire, tu es le chef : mets “pause” autant que néces­saire, jusqu’à com­prendre la pre­mière phrase. Puis la seconde. Et ainsi de suite. …Là, je t’imagine, déjà, en train de te dire que, à ce rythme, cela va prendre une éter­nité. Petit coup de baguette magique… Oublie le mot “éter­nité” parce qu’il n’a rien à voir dans l’histoire. Ce qu’il se passe, quand tu t’appliques autant sur les pre­mières phrases de ton pre­mier livre, c’est que ton cer­veau com­mence à s’y habi­tuer. Tant et si bien qu’il s’habitue à mieux dis­tin­guer la voix, les mots… Tout ce qui trans­forme le “son” en “sens”. En somme, il fait ce que l’être humain sait faire de mieux : s’adapter. C’est contre-intuitif et pour­tant, à force de vrai­ment *prendre son temps* pour com­prendre comme cela, on en *gagne*, du temps. Puisque, au lieu de suivre une acti­vité qui sert à peu de chose, on s’améliore acti­ve­ment et se pré­pare des faci­li­tés pour la suite. Que dire de plus? Ose donc faire pause comme tu le veux et com­pa­rer ce mot que tu penses devi­ner à la pro­non­cia­tion du même mot sur Answers.com… et voit ce que cela donne. Cela t’éloigne du livre au début mais te rap­proche de la connais­sance de la langue, et a un cer­tain côté jeu d’enquête qui n’est pas déplaisant.

Pour l’anecdote, je dis à qui veut l’entendre que les “livres audio” sont un cap (“trop com­pli­qué”, etc). Pourtant, les gens disaient la même chose des DVD en anglais il y a quelques années, et cela est devenu bien­tôt banal. Ce que je veux dire c’est que… Les livres audio sont un cap, mais un cap acces­sible et fran­chis­sable. Au delà du fait d’apprendre l’anglais, les livres audio sont de loin le MEILLEUR moyen de conser­ver ET enri­chir son anglais sans même vivre à l’étranger.

Il me faut aussi men­tion­ner une phase de tran­si­tion que je n’ai pas indi­quée expli­ci­te­ment dans mon livre.

Il s’agit de :

3) Les cours vidéo / Séminaires fil­més. Entre tout ce qui est cinéma/télé et les livres audio, voilà la tran­si­tion : les pro­duits éduca­tifs au for­mat vidéo. Tout spé­cia­le­ment : les sémi­naires fil­més. En uti­li­sant un média qui est moins arti­fi­ciel que Hollywood mais plus visuel que les livres audio, tu te crées un pont unique entre les deux média. Regarder un sémi­naire filmé qui a duré 4 jours, c’est regar­der une ving­taine d’heures de vidéo. C’est ample­ment suf­fi­sant pour s’habituer à la pro­non­cia­tion unique d’une per­sonne et, pour je ne sais quelle rai­son, c’est plus facile à gérer qu’un livre audio. (Je pense que, incons­ciem­ment, on lit tous un peu sur les lèvres et les expres­sions du visage et cor­po­relles… ce qui nous per­met de repro­duire, incons­ciem­ment, les sons et les émotions de la per­sonne, pour mieux res­sen­tir et com­prendre ce qu’elle dit). En trou­vant un tel pro­duit sur une de tes pas­sions, tu tombes sur une mine d’or (je ne parle pas tant de l’anglais, qui n’est somme toute qu’un cap dans la vie, que du contenu de tels pro­duits, qui est un moyen fan­tas­tique de s’auto-éduquer continuellement.)

Ceci t’apporte-t-il la réponse sur les séries? J’aime pen­ser que oui. Et il y a bien tou­jours des per­sonnes qui n’aiment pas les séries. Tu as le droit. Si tu es ciné­phile, rattrape-toi là-dessus : la quan­tité de films com­pen­sera alors la régu­la­rité d’une sitcom.

Sur la ques­tion de la lecture…

Je ne suis pas sûr d’avoir com­pris ta ques­tion? D’un côté, tu me dis lire en anglais en ne consul­tant que rare­ment la tra­duc­tion en fran­çais (excellent) ; de l’autre, tu me demandes com­ment com­prendre l’anglais lu. Donne-moi plus de détails pour que je puisse mieux t’aider mais, d’ici là, je vais prendre ce que tu m’as dit pour un para­doxe que j’ai déjà observé.

Le para­doxe : Il y a un stade où, lorsqu’on lit énor­mé­ment d’anglais en se cou­pant (ou qua­si­ment) du fran­çais, on déve­loppe une capa­cité à com­prendre ce qu’on lit dans son ensemble sans tou­jours tout com­prendre. Grâce à ce que l’on connaît déjà, à la pra­tique du 100% anglais, à la faculté dont on dis­pose tous à s’adapter, et à de petites astuces conscientes ou non comme de repé­rer la racine des mots et d’en déduire leur sens, on “DECODE” l’anglais. On com­prend pas mal du tout… mais pas tout. Là où cela devient vrai­ment para­doxal c’est que, si l’on devait tout tra­duire ou tout expli­quer, on n’en serait pas vrai­ment capable à ce stade. Si on devait le faire, on devrait comme ajou­ter une tonne de notes pour expli­quer que l’on pense que tel ou tel mot/expression voire phrase signi­fie sûre­ment cela… On com­prend, mais “avec des pin­cettes”. L’un dans l’autre, on arrive ainsi à sai­sir le sens d’un texte sans, pour autant, par­ve­nir à l’expliquer dans le détail. On pour­rait appe­ler cela une sorte de “myo­pie” de la com­pré­hen­sion : on voit l’ensemble mais pas les détails. Sauf que c’est une myo­pie qui se gué­rit! Il faut juste se dire que ce sens du détail va se déve­lop­per par la pra­tique. Par l’expérience accu­mu­lée, cer­tains mots/expressions/types de phrase vont deve­nir plus faciles à gérer et cela libère notre capa­cité de concen­tra­tion pour le reste (une chose à la fois) ; pour des mots nou­veaux ou moins impor­tants sur les­quels on avait pas eu le temps de s’attarder. Ce sera alors l’occasion de res­sor­tir le dic­tion­naire anglais, pas parce qu’il est indis­pen­sable (il ne l’est pas) mais parce que l’on devient trop curieux pour igno­rer cer­tains mots.

A bien­tôt Christine et bonne conti­nua­tion en anglais!
Fabien

Cours d’anglais MP3

vos mes­sages sont inter­res­sants, mais le pro­blème que je ren­contre c’est que si je veux uti­li­ser le temps que je passe dans les embou­teillage pour écou­ter un mp3 en anglais il faut que je trouve une res­source audio qui lise anglais et tra­duise ensuite en fran­cais, mais je ne trouve pas.

Si j’écoute du voca­bu­laire en anglais sans savoir ce que ça veux dire com­ment vais je progressé?comme c’est le cas des chan­sons que j’écoute en anglais dans ma voi­ture, je dis­tingue des mots anglais,çà c’est un pro­grès mais que signi­fie c’est mots? Là est la question?Et comme je ne sais pas com­ment ils s’écrivent com­ment faire pour tou­ver leurs signi­fi­ca­tion après?

je suis quelqu’un d’intuitive, je sais que si je prend l’habitude d’entrendre de l’anglais sou­vent avec les tra­duc­tion je peux y arri­ver, mais mon 2ème pro­blème c’est com­ment rete­nir tous ces nou­veaux mots à vie?

J’ai acheté un logi­ciel qui s’appelle –coupé. Nom d’un logi­ciel à 150 euros– chaque jours je pas­sait 1h30 à faire les leçons qui se déroulent en 7 étapes répé­ter le texte en anglais, qui est lu au moins 7 fois avec la tra­duc­tion avec recon­nais­sancce vocale car je répète à haute voix les phrases enten­dues, jusque là génial, mais le len­de­main j’ai déjà oublié les mots que j’avais lu plus de 7 fois, alors je refais les leçons pré­cé­dentes chaque jours et j’en ajoute une nou­velle aux anciennes leçons que je révises chaque jours, mais je ne retiens tou­jours pas?

Mon cas est désespéré?

Bonjour Eusy,

Il y a une chose qui est cer­taine, c’est que ton cas n’est pas désespéré!

Je vais com­men­cer par la ques­tion de la mémoire car c’est à la fois le point le plus impor­tant et le plus inquié­tant de ton mail :

Comment mémo­ri­ser des mots anglais?

Eh bien, on ne mémo­rise que ce qui nous intéresse!

Ce que je veux dire par là c’est que l’on ne peut mémo­ri­ser que quelque chose qui a “du sens” pour nous. C’est-à-dire : quelque chose qui se rat­tache à autre chose, de pré­fé­rence plu­sieurs choses, notam­ment à des images, des émotions et/ou des sons.

Si l’on te donne le mot “faith” à mémo­ri­ser et que tu ne t’en es jamais servi… Cela ne va pas rentrer.

En revanche, si tu vois le mot “faith” dans une phrase, te repré­sente bien ce qu’il signi­fie et/ou y attache un sens, un sou­ve­nir, par­ti­cu­lier (par exemple, la chan­son de George Michaël ou ce que tu veux!) alors là, oui, cela va ren­trer, et pour de bon.

Prends cela comme de mémo­ri­ser le (pré)nom d’un inconnu : si le contact avec la per­sonne passe bien, l’effort est plus facile et plus natu­rel ; sur­tout si tu dis­cutes avec la per­sonne en ques­tion un moment !

C’est pareil en anglais : évite d’apprendre l’anglais avec des LISTES de voca­bu­laire ; essaye à la place d’apprendre du SENS en pre­nant les mots dans des exemples réels.

Progresser en anglais

Si tu écoutes de l’anglais et com­prends un mot par-ci, par là, cela va ren­trer petit à petit.

Les mots que tu com­prends, tu les com­pren­dras de plus en plus faci­le­ment et rapidement.

Comme tu gagnes en confort sur ces mots-là, ce sera plus facile ensuite de t’attacher à com­prendre les mots plus compliqués.

Cela porte un nom, cela s’appelle “déve­lop­per sa zone de confort” (“com­fort zone” en anglais). Ce n’est pas spé­ci­fique à l’anglais mais se retrouve dès lors que l’on veut domp­ter qqch de “difficile”.

En somme, lorsqu’on four­nit de l’effort à domp­ter ce qui est dif­fi­cile… Eh bien cela devient plus simple, plus “confor­table” par la suite… Et, par­tant de là, on peut se per­mettre de domp­ter de nou­velles dif­fi­cul­tés plus faci­le­ment… Le but en anglais est donc de s’attaquer à ce qui nous semble un peu dif­fi­cile, le domp­ter, le rendre simple, puis répé­ter le pro­cédé pour par­ve­nir à un point où ce qui était autre­fois très inti­mi­dant est devenu familier.

Quelques articles en anglais sur le sujet de la “com­fort zone” : — http://behavioural-psychology.suite101.com/article.cfm/escaping_your_comfort_zone — http://www.vita-brevis.com/htm/newsletters/current.htm

Comprendre l’oral en anglais

Donc tu peux faire comme décrit ci-dessus pour pro­gres­ser à l’oral…

Ceci étant dit, RIEN ne rem­place un bon cours de pho­né­tique anglaise.

La pro­non­cia­tion des mots ne se devine pas, elle s’apprend…

Franchement, un cours de pho­né­tique est un MUST pour qui­conque veut PARLER (à l’oral) décemment.

Il y a deux facettes à cela, voire trois :

- Savoir lire cor­rec­te­ment le texte (cela ne s’invente pas).

- Décoder l’anglais oral pour com­prendre le sens (pas­ser de mots enten­dus à, direc­te­ment, leur signi­fi­ca­tion… sans avoir à se repré­sen­ter com­ment ils s’écrivent).

- Et, en somme : savoir quels sons SONT anglais et quels sons ne le sont pas. (Une fois que l’on sait cela, les deux points pré­cé­dents deviennent beau­coup, BEAUCOUP, plus faciles ;))

Sur ce der­nier point… Cela varie en fait d’un accent à l’autre. Les dif­fé­rences ne sont pas énormes mais les connaître évite d’être débous­solé lorsqu’on ren­contre son pre­mier bri­tan­nique alors que l’on est habi­tué aux accents amé­ri­cains (et vice-versa).

Les pages de pho­né­tique au début du Harrap’s sont un bon début… Pour pous­ser plus loin et plus de détails, il y a le cha­pitre “Les Secrets de l’accent” de mon livre et son annexe sur la phonétique.

Persévérer en anglais

Continue à pra­ti­quer en gar­dant ces 3 prin­cipes en tête :

- Suivre ses pas­sions et se faire plai­sir =Agréable

- Utiliser des tech­niques et conte­nus récents =Moderne

- Pratiquer de façon quo­ti­dienne =Efficace

AME. Agréable, Moderne, Efficace. Garde cela en tête pour te gui­der dans ta pra­tique de l’anglais et tu avan­ce­ras de manière certaine :).

Voilà Eusy. J’espère que cela répond à tes ques­tions et te sou­haite bonne conti­nua­tion en anglais !

A bien­tôt,
Fabien

La peur de parler anglais

Bonjour,

J’apprécie énor­mé­ment vos conseils pour l’anglais et ce qui m’aide le plus, c’est de regar­der des émis­sions en anglais. Maintenant, mon pro­blème, c’est que j’ai peur de par­ler en anglais. J’ai peur de blo­quer et que les gens ne me com­prennent pas. J’ai aussi peur que les gens rient de mon accent. Donc comme je ne parle pas sou­vent en anglais, je ne peux pas pra­ti­quer. Auriez-vous des conseils à me donner?

Merci pour tout!

Virg.

Bonjour Virginie,

Désolé pour le temps de réponse, j’ai été sub­mergé de tra­vail pour le site et en dehors !

Je com­prends bien ta peur de par­ler anglais. Je suis passé par là et je sais ce que cela fait.

Le “pire” c’est que, plus l’on est bon en anglais (hors oral), plus on aura peur de l’oral! Pourquoi? Parce que, à deve­nir excellent à l’écrit, on en gagne une cer­taine fierté et assu­rance, qui peuvent être tota­le­ment remis en cause par le fait d’attaquer l’oral.

Après avoir essuyé les plâtres, ce qui m’a décom­plexé en anglais à l’oral, pour par­ler, c’est d’avoir appris les prin­cipes de la pho­né­tique anglaise.

Mais la ques­tion ne s’arrête pas là!

Parler en anglais, ce n’est pas juste chan­ger de “mode d’expression”.

Lorsqu’on tra­vaille l’écrit ou la com­pré­hen­sion orale, il s’agit de pra­tiques : soit solitaires/individuelles ; soit dis­tantes. Il s’agit de lire, écrire ; voire échan­ger avec autrui… mais avec la dis­tance que pro­curent le cour­rier ou le chat ; ou d’être en mode “écoute” face à la télé ou un livre audio.

Alors que…

Lorsqu’on se met à par­ler en anglais, il y a tout le côté social qui entre en jeu!

Une sta­tis­tique sur les plus grandes peurs des gens indique que les gens ont davan­tage peur de par­ler en public que de mou­rir! (Comme le fait remar­quer le comique Jerry Seinfeld, cela veut dire, pris au pied de la lettre, que les gens pré­fèrent encore être *dans* le cer­cueil que de faire l’éloge funèbre!)

Qu’est-ce que cela implique, cette peur sociale très répan­due : — La peur de dire une bêtise. — La peur de ne pas se faire comprendre.

Et j’en passe. Personne n’a envie de bafouiller ou de pas­ser pour un idiot (ce qui est tou­jours injuste car les idiots qui veulent apprendre les langues ne sont à mon avis pas légion :)).

Comme on pra­tique en géné­ral l’anglais avec des incon­nus, au début, un ensemble d’autres peurs peuvent res­sor­tir. On est tou­jours plus à l’aise avec des amis.

Le mieux serait donc de pra­ti­quer avec des amis véri­ta­ble­ment anglophones…

…mais si l’on en avait, on par­le­rait déjà plus sou­vent anglais, non?!

Alors, com­ment sor­tir de ce cercle vicieux.

En se préparant.

Se pré­pa­rer à l’oral

Il y a bien davan­tage de détails sur com­ment faire pour se pré­pa­rer dans mon livre mais voici un petit pro­gramme pour démar­rer, pour te guider :

1 — Se pré­pa­rer à la pro­non­cia­tion anglaise. (Savoir QUELS sons sont anglais et les­quels ne le sont pas ; savoir les per­ce­voir (entendre) ; savoir les prononcer).

2 — Se pré­pa­rer aux ACCENTS anglais. (Savoir com­ment les sons men­tion­nés ci-dessus varient légè­re­ment d’un accent/d’une région à l’autre et savoir s’y attendre et donc s’y adapter.)

3 — Prendre l’habitude de pra­ti­quer l’écoute pour être sûr de soi en com­pré­hen­sion (Bien com­mu­ni­quer, c’est d’abord bien ECOUTER. 2ème effet : bien écou­ter, c’est ensuite amé­lio­rer sa propre prononciation.)

4 — Prendre l’habitude de for­mer des phrases com­plètes. C’est-à-dire : com­men­cer à pen­ser en anglais et, avec l’aide du point 1, être capable de pro­non­cer ces idées proprement.

5 — SAISIR les oppor­tu­ni­tés d’aller vers des anglo­phones. C’est nor­mal d’avoir peur. –ET– C’est GENIAL de fran­chir le cap de la peur et de gagner en expé­rience. (Cette partie-ci n’a plus rien à voir avec l’anglais ou apprendre l’anglais. C’est juste aimer avan­cer vers l’inconnu et faire des rencontres.)*

Voilà. J’espère que ce petit guide s’avérera utile pour toi et n’hésite pas à me dire ce que donnent tes pro­chains échanges ver­baux en anglais ! (Je suis très curieux!)

A bien­tôt, Fabien

* Une lec­ture en anglais sur le sujet : “Feel the Fear & Do It Anyway”, un best-seller par Susan Jeffers. Je découvre qu’elle a un site Web, si tu désires tes­ter : http://www.susanjeffers.com

P.S. : en reli­sant cette réponse, je me dois de faire du hors-sujet et de par­ler des rela­tions sociales en géné­ral et de l’apprentissage. C’est nor­mal d’avoir peur de dire n’importe quoi… C’est ce qui nous rend humains. Pour dépas­ser cela, il faut recon­naître et accep­ter deux choses :

1) Il y a plus à perdre à NE RIEN FAIRE qu’à faire quelque chose et com­mettre des erreurs. Les erreurs font par­ties INTEGRANTE de l’apprentissage. Y aller et essayer per­met de pro­gres­ser et ne coûte rien ; ne rien faire ne per­met que d’être frus­tré et de se ralen­tir soi-même. Choisir de réus­sir, c’est accep­ter de faire des erreurs en chemin.

2) Faire des erreurs face à autrui ne nous fait perdre en VALEUR à ses yeux que si l’on assume pas. Il faut assu­mer le fait de ne pas être par­fait pour com­men­cer. Ne pas se faire d’excuses (même si l’on débute) et aller au char­bon pour pro­gres­ser, engendrent le res­pect d’autrui. Il y a plus de mérite à par­ler lorsqu’on débute que lorsqu’on est devenu bilingue. Et qu’importe le regard d’inconnus? C’est notre affaire, pas la sienne.

S’en sortir en anglais, réussir à apprendre l’anglais et ne plus bloquer

Bonjour Fabien, j’aimais bien rece­voir votre petite lettre de temps en temps, j’avais l’impression d’être quelque part inter­pel­lée, et depuis quelque temps, plus rien.….dommage ! oublié ?

A la lec­ture de votre livre j’ai essayé de faire un topo me concer­nant.… Je fais par­tie de cette géné­ra­tion où les “bons” élèves devaient apprendre d’abord l’allemand, puis le latin et le grec, du coup je n’ai jamais appris l’anglais au lycée. Je me suis donc débrouillée en voyage pour gla­ner quelques mots et m’en sor­tais pas mal. Il y a 10 ans je me déci­dais enfin à prendre des cours avec une asso­cia­tion, puis une autre, une 3ème etc, et là catas­trophe, j’avais l’impression de ne plus rien savoir et sur­tout nous lisions et écri­vions beaucoup.…

Bilan: blo­cage en rai­son du pas­sage d’un appren­tis­sage oral à un écrit; je ne sais plus pro­non­cer les mots que je vois écrits ( conte­nant ea, fin de verbe ed.…..) je n’arrive pas à employer le bon temps au passé.

j’ai eu dans mes classses de mater­nelle des petits qui arri­vaient notem­ment de Chine, par­lant chi­nois avec leur maman, anglais avec leur papa et qui en 3 mois par­laient presque cou­ram­ment fran­çais avec les enfants…j’ai donc bien saisi l’importance à la fois du bain de lan­gage et de l’apprentissage oral, ce qui n’est pas une prio­rité en France dans les apprentissages !!!!

Tout ceci pour dire mon pro­blème à l’heure actuelle : je “patine”, pas de déclic pour vrai­ment par­ler anglais, pas mal de décou­ra­ge­ment, et pour­tant j’ai une date butoir main­te­nant : je pars pour le sud est asia­tique en novembre pour aider dans une asso­cia­tion de com­merce équi­table. Bien sûr je me dis qu’une fois sur place je serai bien obli­gée de par­ler , mais avec le carac­tère que j’ai , j’aimerais quand même me débrouiller un peu mieux.…

Help !!!!!! Annie

Bonjour Annie,

Ne vous inquié­tez pas pour les petits mails : je ne vous oublie pas!! C’est sim­ple­ment que j’ai été très pris par diverses choses (démé­na­ge­ment…) et, sur­tout, que j’ai dû consa­crer mon temps libre à d’autres aspects de la ges­tion du site. Les cour­riers vont revenir !!

Je vais essayer de vous répondre en rebon­dis­sant sur des mots-clés que j’ai relevé dans votre courrier.

SE DEBROUILLER EN ANGLAIS

Tout d’abord, vous par­tez d’un bilan posi­tif. Se débrouiller à l’étranger, c’est for­cé­ment un bon point, par défi­ni­tion. Si vous avez cela en vous, vous allez pou­voir vous en resservir.

Pour ce qui est de la tra­di­tion “cours de latin, grec, alle­mand” et la stra­té­gie de rigueur qui l’entoure, c’est à double tranchant :

D’un côté… Vous avez dû acqué­rir ce fai­sant une cer­taine capa­cité à décor­ti­quer la langue pour l’analyser et ainsi mieux la com­prendre. C’est un atout au sens où cela consti­tue un pivot, un outil, pour se débrouiller. Je ne recom­man­de­rai évidem­ment à per­sonne d’apprendre ces trois langues pour apprendre l’anglais (trop indi­rect!!) mais quitte à avoir ces outils, même si c’était il y a une dizaine d’années, autant en être fière, car on oublie jamais vraiment…

De l’autre côté… Le piège de cette école de pen­sée, c’est de *trop* ana­ly­ser la langue au lieu de la par­ler. En sciences cog­ni­tives, on retrouve fré­quem­ment le terme “META”. Est “META” ce qui se situe “un niveau au-dessus” ou qui est “à pro­pos de”. Comme la méta­phy­sique est une dis­ci­pline “à pro­pos” de la phy­sique… ou qu’un “meta-modèle” est un modèle *sur* les modèles. Bref! Ce que j’essaie de dire ici c’est de ne pas trop aller “Meta”. Je veux dire que vos cours de grec/latin/allemand à l’école vous ont sûre­ment fourni une cer­taine aise pour par­ler *de* la langue anglaise. Ce qu’il vous faut peut-être tra­vailler, c’est de vous rap­pro­cher davan­tage de la langue elle-même. Au lieu de par­ler *de* la langue anglaise, par­lez bien la langue *elle-même*.

(C’est ma pre­mière psy­cha­na­lyse d’une de mes lec­trices, j’espère que vous appré­cie­rez! ;) Je plaisante.)

NE PLUS SAVOIR

Vous dites ne plus savoir pro­non­cer “ea” ou “ed”.

D’une, décul­pa­bi­li­sez! “ea” ne se pro­nonce pas de la même manière d’un mot à l’autre. L’orthographe anglaise suit très mal la pro­non­cia­tion. (On aura sou­vent ten­dance à dire l’inverse, c’est-à-dire que la pro­non­cia­tion anglaise suit très mal l’orthographe : mais c’est faux!! La langue par­lée pré­cède évidem­ment la langue écrite.)

Quelques exemples de prononciation…

eagle — iiigeu’l

bread — bréd

great — grééét

Il s’agit de brèves illus­tra­tions avec les caractères/sons uti­li­sés en fran­çais ; écou­tez la pro­non­cia­tion réelle sur Answers.com.

Pour ce fameux “-ed”, l’astuce est vrai­ment beau­coup plus simple qu’il n’y parait. Et il faut rela­ti­vi­ser l’importance de sa pro­non­cia­tion : le but est d’être compris.

Si vous dites “WANTED” genre “wan­teuud” eh bien, certes, vous aurez un bon gros accent fren­chy… mais on vous com­pren­dra sans souci! Ceci dit, obte­nir une pro­non­cia­tion nickelle sur “-ed” ne demande pas d’effort : rien à apprendre, juste à “supprimer”.

WANTED — W(A)ANT(e)d

Bon, ima­gi­nez ce texte avec un peu de mise en page… Et ima­gi­nez donc le ‘e’ à moi­tié trans­pa­rent et, SURTOUT, le ‘d’ tout petit par rap­port au reste. => Ce que je veux dire : on doit à peine entendre le son ‘e’ et le son ‘-d’ doit être bref et subtil.

WANTED — ” WANT ed’ ”

Là encore réuti­li­sez Answers.com. L’astuce est de bien écou­ter et, aussi, de voir que le but n’est pas de pro­non­cer toutes les lettres. Cest comme en fran­çais à ce niveau : quelqu’un qui dit “au r’voir” (comme tous le monde quoi) ne pro­nonce pas le ‘e’… pro­non­cez de manière simi­laire le ‘e’ sur “wanted”.

Voilà pour la “répa­ra­tion rapide”. Ensuite, à terme, les séries TV puis les livres audio, avec un peu de tra­vail sur la pro­non­cia­tion, vont vous rendre tout cela natu­rel, comme une seconde nature, vraiment.

LE BON TEMPS AU PASSE EN ANGLAIS

On nous a tel­le­ment rabâ­ché les oreilles avec la gram­maire à l’école, en anglais, que je ne me suis pas attardé des­sus pour l’instant. J’ai pour­tant une idée de news­let­ter où le but serait, jus­te­ment, d’expliquer “l’esprit” des dif­fé­rents temps. (A venir.)

En fait, au passé on pour­rait presque uti­li­ser n’importe quel verbe, on se ferait com­prendre… Mais la richesse des temps au passé, en anglais, est de ren­sei­gner celui qui nous écoute sur notre point de vue et sur l’importance qu’on attache à l’événement passé.

Exemples :

I’ve been shop­ping the other day and…

Ici, on raconte que, l’autre jour, on est allé faire des courses et on sous-entend, en uti­li­sant ce temps, que cela a une consé­quence ou, en tout cas, que l’*on veut en venir* à quelque chose, *qui en découle*. Donc la suite de la phrase pour­rait être qqch comme “…and you’ll never guess who I’ve met there! It was Brad and…” …or whatever.

L’idée de la forme “I have ” c’est que l’on parle d’un événe­ment qui nous ramène en fait au pré­sent. La suite de la conver­sa­tion ci-dessus ce serait que Brad il fait ci ou ça main­te­nant et bla­bla­bli blablabla.

Maintenant, l’autre version…

I went shop­ping the other day and…

Ici, on parle vrai­ment, vrai­ment, au passé. On a fait des courses, il s’est passé qqch, et on le men­tionne mais c’est comme si c’était der­rière nous. Ca tient plus du récit passé que d’une intro­duc­tion à ce qui se passe dans notre vie de nos jours. Donc… La suite de la phrase pour­rait être qqch comme “…and I met Brad. He’s moved to bla­bla­bla now and…”.

La suite, là, serait cer­tai­ne­ment une conclu­sion du type “ben voilà, Brad il fait ça main­te­nant. Je te le raconte parce que c’est arrivé (mais ça ne change rien à nos vies)”.

Le mot-clef avec les divers temps au passé est donc de savoir “où on veut en venir”.

C’est comme si on avait le “passé passé” (2nd exemple) et le “passé qui nous amène au pré­sent” (1er exemple).

J’essaierai de faire le tour des temps dans une pro­chaine news­let­ter… Mais, là aussi, l’idée pour être à l’aise, c’est de ne pas réflé­chir en termes tech­niques de temps (pre­te­rit, past per­fect ou peu importe) mais plu­tôt en “formes de phrases”.

Quand un anglo­phone s’exprime, il ne se dit jamais “Here I’ll use preterit/past perfect/ because…”, évidem­ment. Tout comme on ne se dit jamais non plus “Là je vais uti­li­ser un futur simple/autre parce que…” ou simi­laire. Non.

On se dit, en une frac­tion de seconde, incon­ciem­ment, “J’ai le choix entre ces diverses manières d’exprimer mon idée et c’est cette forme qui sort de ma bouche parce que c’est CA que je veux dire”… Car…

Au final, par l’habitude de la langue et la com­pré­hen­sion du SENS qui est asso­cié à chaque forme… On en vient à uti­li­ser la bonne forme de verbe pour expri­mer cor­rec­te­ment ce que l’on a à expri­mer. En somme, il ne faut pas connaître que les diverses formes de temps : il faut tout autant connaître les divers sens que l’on peut don­ner. Et alors on voit qu’à chaque temps son sens et vice-versa.

Comprendre tous ces temps gram­ma­ti­ca­le­ment a son uti­lité (c’et pour ça que l’on fait de la gram­maire fran­çais à l’école aussi).

Les uti­li­ser cor­rec­te­ment est une ques­tion de (bonne) habitude.

PATINE ET DECLIC

Pour la ques­tion du fait de pati­ner et d’avoir un déclic…

Le seul moyen de réus­sir est de continuer.

Le seul moyen d’échouer est d’abandonner.

Lorsqu’on apprend quelque chose, on passe natu­rel­le­ment par des pla­teaux où il semble que rien ne bouge… Et puis, par­fois, on fran­chit un cap. De nou­veau un pla­teau un moment… Puis un cap de fran­chis de nou­veau. Et ainsi de suite.

L’astuce consiste alors à ne pas se décou­ra­ger lors de ces “pla­teaux” et de gar­der en tête que le cap, le déclic, se trouve natu­rel­le­ment à l’issu de ce plateau.

Si tu veux, le livre “Mastery”, de George Leonard, traite de ce sujet pré­cis. (Il se trouve faci­le­ment sur Amazon.)

Dans tous les cas, sache que tu ne perds pas ton temps. Continue à tra­vailler. Essaye d’être régu­lière et de te concen­trer sur ce qui te pose le plus pro­blème. Lorsque cela est géré, concentre-toi sur ton nou­veau plus gros pro­blème (qui sera donc moindre). Et ainsi de suite.

Apprendre une langue est une vraie ques­tion de temps. Dès lors que tu peux t’y mettre en met­tant du coeur à l’ouvrage et en ayant confiance en toi sur le fait que cela te rap­proche de ton objec­tif, cela devrait aller.

DATE BUTOIR

Avoir une date butoir est excellent. Cela te per­met de tout concré­ti­ser. Imagine-toi déjà dans le Sud-Est asia­tique à dis­cu­ter avec les gens.

Travaille ton anglais tous les jours dans cette optique.

Avoir un objec­tif est ce qui fait la dif­fé­rence entre rêver de faire qqch et le faire effectivement.

CARACTERE

Avec “le carac­tère que tu as”? Je prends cela comme une confes­sion de per­fec­tion­nisme, tu veux assu­rer là-bas et c’est bien normal.

Donne-toi quand même le droit à l’erreur. On frôle la phi­lo­so­phie là et ce n’est sûre­ment pas plus mal : les erreurs sont une chance.

J’aime beau­coup l’histoire suivante :

Un jour on a demandé à Thomas Edison s’il n’était pas frus­tré d’avoir essayé de construire 700 modèles d’ampoules élec­triques avant d’inventer celui qui marche. S’il n’était pas frus­tré d’avoir échoué 700 fois.

Sa réponse était simplement :

I have not fai­led seven hun­dred times. I have not fai­led once. I have suc­cee­ded in pro­ving that those seven hun­dred ways will not work. When I have eli­mi­na­ted the ways that will not work, I will find the way that will work.

Voilà ce qui s’appelle être téméraire…

Heureusement, ici, on a même pas à pas­ser par 700 essais lorsqu’on fait une erreur en anglais…

Echouer n’est pas un résul­tat, c’est une impres­sion. Faire une erreur, c’est une simple infor­ma­tion sur ce qu’il y a à apprendre ou améliorer.

Lorsque tu fais une erreur en anglais, essaye sim­ple­ment d’en tirer une leçon. Afin de ne pas la faire une deuxième fois.

Voilà qui conclut mes com­men­taires pour l’instant… J’espère que cela va se prou­ver utile pour toi et tiens-moi au cou­rant stp.

A très bien­tôt et merci de ton cour­rier!
Fabien

Grammaire anglaise, vocabulaire anglais et lecture en anglais

J’ai lu le livre. J’ai beau­coup appris. Le pro­blème est que je ne sais pas com­ment m’y prendre pour pra­ti­quer cette langue. Je suis débu­tante. Pouvez-vous m’aiguiller? Je dois com­men­cer la gram­maire, le voca­bu­laire ou la lecture.

Merci d’avance.

Marie-Christine.

Bonjour Marie-Christine,

Merci beau­coup du compliment.

En fait, en tant que débu­tante en anglais, votre chal­lenge est, en quelque sorte, d’être une bonne “jongleuse”.

Ce que je veux dire par là, c’est que vous devez tra­vailler les divers aspects de la langue simul­ta­né­ment : la gram­maire, le voca­bu­laire, la lec­ture… mais aussi l’oral/la pho­né­tique et, même si cela peut être fait dans un deuxième temps (une fois que l’on a gagné en confort) : l’expression.

Cela fait beau­coup de choses à rete­nir d’un coup?

L’astuce pour s’en sor­tir consiste à asso­cier les divers éléments de la langue les uns aux autres, afin de créer des liens entre eux et, de la sorte : mieux mémo­ri­ser ! Il est en vérité plus facile d’apprendre l’anglais lorsqu’on l’aborde sous de mul­tiples angles.

Plus une chose a de facettes, plus elle est pré­sente à l’esprit. (On se sou­vient mieux de quelqu’un que l’on ren­contre en per­sonne que de quelqu’un que l’on a que au télé­phone, ou, moindre, que sur un chat, par exemple.)

C’est beau­coup comme d’apprendre à conduire une voi­ture : on a besoin d’acquérir plu­sieurs com­pé­tences simul­ta­né­ment pour que l’ensemble fonc­tionne proprement.

- Grammaire -

Je ne pense pas l’étude de la gram­maire indis­pen­sable, en tout cas pas de manière quotidienne.

En tra­vaillant [pra­ti­quant] de l’anglais de manière régu­lière (de pré­fé­rence quo­ti­dien­ne­ment, ce qui est très fai­sable si on aime ce que l’on fait et fait ce que l’on aime), la gram­maire rentre en tête d’elle-même.

Pourquoi dit-on “Si j’avais su, je ne serais pas venu” au lieu de “Si j’avais su, j’aurais pas venu”? Pas parce qu’on connait la règle de gram­maire der­rière cela… mais parce que c’est l’usage, tout sim­ple­ment (et la forme incor­recte s’entend elle aussi, parce qu’il y a des per­sonnes qui y sont habituées.)

Ouvez un livre de gram­maire de temps en temps pour éclai­cir le sens, l’idée, der­rière telle ou telle for­mule anglaise. MAIS, ne vous empoi­son­nez pas la vie avec de la gram­maire, c’est superflu.

- Vocabulaire -

Niveau voca­bu­laire, la plus grosse erreur à faire (qui n’est pas irré­pa­rable mais qui est une GRANDE perte de temps, et donc irré­cu­pé­rable) : c’est de ne pas mémo­ri­ser la pro­non­cia­tion *en même temps* que le sens.

Car… Le voca­bu­laire, qu’est-ce que c’est?

Le voca­bu­laire, c’est l’ensemble des mots et des expres­sions que l’on connait. Et qu’est-ce que c’est que le “connaître”?

*Connaître* son voca­bu­laire anglais, c’est : — Se repré­sen­ter un mot/expression lorsqu’on le lit/entend. — Savoir nom­mer un objet/idée lorsqu’on le voit.

Donc… Travailler son voca­bu­laire, c’est juste ceci et c’est *tout* ceci :

- Collectionner des mots écrits ou enten­dus et se repré­sen­ter ce qu’ils veulent dire. — Etre capable de faire le che­min inverse : pro­non­cer et écrire des mots ou des idées que l’on a en tête.

C’est juste un tra­vail d’association. J’insiste sur le mot “juste”. Cela peut paraître comme un chal­lenge face à des mil­liers de mots… Pourtant, à petite échelle, c’est très simple. Associez juste pour chaque mot :

Mot — Sens/Visualisation — Prononciation

- Lecture -

Pour ce qui est de la lec­ture… On peut prendre cela comme juste une mise en pra­tique des points précédents.

Lorsque vous lisez en anglais, faites l’effort de savoir pro­non­cer et visua­li­ser tout.

Je m’en fiche, hon­nê­te­ment, que vous finis­siez des livres ou non. Ou même ne serait-ce que votre type de lec­tures (et pour­tant, je lis de tout).

Ce qui m’intéresse, c’est que vous assi­mi­liez “son” et “idée” sur ce que vous lisez.

Plus vous lisez, mieux c’est évidem­ment, mais pri­vi­lé­giez la qua­lité (assi­mi­la­tion) à la quan­tité (gâchis de temps).

§

- Pour finir… -

Je vous conseille de prendre les cha­pitres de mon livre dans l’ordre.

A la pre­mière lec­ture de la méthode d’anglais : le mieux c’est d’appliquer les mises en appli­ca­tion qui s’y trouvent à petites doses… Pour avoir un tour d’horizon et “®éveiller” votre tête niveau langues.

Une fois que vous avez lu le livre une pre­mière fois en ayant testé ses diverses idées : relisez-le une deuxième fois en ne pas­sant d’un cha­pitre à l’autre QUE lorsque vous êtes à l’aise avec le cha­pitre en cours –ou– que vous sen­tez que “ça tra­vaille”, que vous avez fait de votre mieux et avez besoin de chan­ger de type d’exercice en pas­sant au cha­pitre suivant…

Comme vous avan­cez de cha­pitre en cha­pitre, puis au fil des mois, conti­nuez à appli­quer les idées des cha­pitres pré­cé­dents régu­liè­re­ment… Selon vos goûts vous pri­vi­lé­gie­rez cer­tains à d’autres et c’est très bien comme cela. Prenez juste soin à autant tra­vailler l’oral/verbal que l’écrit, sinon même PLUS, s’il faut choisir.

Ce fai­sant, vous allez vite avoir tra­vaillé l’oreil, l’écrit, les scènes de dia­logues et l’expression.

J’espère que ceci vous aide et vous dis à bientôt,

Bon anglais!
Fabien

Combien de temps pour apprendre l’anglais

C’est un livre recette ?

Dans le livre [Note : il est ques­tion de Devenir bilingue en anglais] est-ce que vous dites com­ment faire et ce qui faut faire ?

Si chaque jour j’applique en com­bien de temps je pour­rai com­prendre un anglais et par­ler cor­rec­te­ment en anglais ?

merci de me répondre

meilleurs salu­taions
gigi1970

Bonjour Gigi,

Merci de ton inté­rêt pour le livre !

Ce livre est bien un livre-recette, au sens où il te guide étape par étape, avec de nom­breux détails et des actions à suivre.

J’ai vrai­ment essayé de mettre le maxi­mum de pré­ci­sions parce que je trouve que c’est ce qu’il manque par­tout ailleurs. En fait, je vais jusqu’au point où tu sais ce qui doit se pas­ser dans ta tête et dans tes actes pour que ça marche.

Pour ce qui est de la ques­tion “Combien de temps ?”, c’est une ques­tion dif­fi­cile parce que c’est tou­jours à la fois sub­jec­tif et individuel.

Le mieux reste tou­jours de se don­ner autant à fond que pos­sible. Si tu uti­lises mon livre, essaye de repous­ser tes limites. Par moments, cela risque de te sem­bler répé­ti­tif (et j’indique alors quoi faire) et géné­ra­le­ment, en per­sé­vé­rant, c’est alors qu’on fait les pro­grès les plus impor­tants. Il faut se trou­ver un équi­libre difficulté-plaisir.

Bref. Dans tous les cas, le temps pour deve­nir très bon en anglais varie évidem­ment. Je vais te faire la même réponse qu’aux autres, qui est celle-ci :

En un an, je suis convaincu que qui­conque s’y met sérieu­se­ment, et avec la bonne approche, peut atteindre un niveau *impres­sion­nant* en anglais.

Qu’est-ce que j’appelle “impressionnant”?

C’est le niveau où l’on est vrai­ment meilleur que le plu­part des gens en anglais et où les gens sont sur­pris par notre aise et nous demandent com­ment on a fait pour en arri­ver là. C’est aussi le résul­tat idéal pour qui­conque veut apprendre l’anglais je pense.

Un an, c’est juste 365 jours. Alors, com­bien de temps faudrait-il consa­crer par jour? Le but est, jus­te­ment, de ne plus comp­ter les minutes : de finir par faire PLEIN de choses en anglais, sim­ple­ment parce qu’on aime cela!

C’est en tout cas l’approche que j’emploie dans mon livre et qui per­met de reprendre ses marques, de “chop­per le coup” puis de faire de plus en plus de choses en pas­sant de plus en plus de bon temps, en anglais.

Etre bilingue, j’insiste, c’est juste vivre avec deux langues vivantes dans sa vie.

Et il faut aimer les deux, ou en moins ce qu’on en fait, pour cela.

Pas de bon­heur à pra­ti­quer = échec. Du plai­sir à pra­ti­quer = en route pour le succès !

J’espère avoir répondu à ta ques­tion et reste à ta dis­po­si­tion pour tout complément,

Bonne récep­tion!
Fabien

Apprendre l’anglais de manière visuelle

J’ai ache­ter votre livre bravo

Mais pour le dico visuel j’ai mieux que google images enfin je pense.

http://visual.merriam-webster.com/index.php a vous de juge

Merci de repondre.

Ilan

Bonjour Ilan,

C’est un très bon lien! Je serai cer­tain de le men­tion­ner à l’avenir.

Ensuite, je ne pense pas que cela se sub­sti­tue à Google Images pour autant. C’est très bien en tant que com­plé­ment pour apprendre l’anglais.

La limite des dic­tion­naires visuels est que TOUS les mots n’y sont pas défi­nis et qu’ils se concentrent sur des objets bien concrets et rela­ti­ve­ment cou­rants. Par exemple, si vous cher­chez “engi­neer” (métier, pas visuel), “kit­ten” (cas par­ti­cu­lier de “cat”) ou “drop” (pas des­siné dans son sens le plus cou­rant?) vous ne les trou­ve­rez pas for­cé­ment dans un dic­tion­naire visuel mais les trou­ve­rez sur Google Images.

Je vous conseille donc de vous faire plai­sir dans ce dic­tion­naire visuel, très bien fait, sans délais­ser Google Images, qui consti­tue tou­jours un bon filet de secours de par son côté gigantesque.

Merci beau­coup pour vos compliments.

A bien­tôt et bons pro­grès en anglais,
Fabien